Meinung

Kommentar zur deutsch-französischen Freundschaft – en français

Elisabeth Saller
Der französische Staatspräsident Charles de Gaulle und der deutsche Bundeskanzler Konrad Adenauer (CDU) unterzeichneten am 22. Januar 1963 im Pariser Elysee-Palast einen Vertrag über die deutsch-französische Zusammenarbeit, den Elysee-Vertrag.

De moins en moins d’élèves allemands apprennent le français, de moins en moins d’élèves français apprennent l’allemand. Où va l’amitié franco-allemande?

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Un des objectifs du Traité de l’Élysée de 1963 concernant l’amitié franco-allemande était de renforcer la langue du voisin dans son propre pays. Il a été réaffirmé avec le Traité d’Aix-la-Chapelle en 2019. Néanmoins, l’intérêt pour l ‘apprentissage de l’allemand décroît fortement en France. La langue a encore la réputation d’être compliquée et élitiste et réservée aux élèves performants.

Cependant, la faute de cette évolution vient aussi de la politique éducative fluctuante que la France a imposée ces dernières années à l’apprentissage de l’allemand. Et c’est sans compter le manque criant de professeurs : s’il n’y a pas assez d’enseignants, le nombre d’élèves en allemand est limité et plus tard aussi le nombre d’étudiants qui veulent devenir professeurs d’allemand : un vrai cercle vicieux !

En Allemagne, le recul d’élèves qui apprennent le français est également préoccupant. Pourtant, le français est la langue de la culture, de la gastronomie et de la mode, de la politique et de la diplomatie. C’est une langue officielle de l’Union Européenne, des Nations Unies et de l’Unesco. Le français est la langue officielle dans 29 pays – cela aide aussi quand on y passe ses vacances. En outre, cette langue a une belle sonorité et elle offre une bonne base pour apprendre les autres langues d’origine romane.

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Malgré une amitié vieille de 60 ans, on n’a pas l’impression d’un réel rapprochement entre les Allemands et les Français au niveau linguistique. Avec les conséquences suivantes : même pour les institutions franco-allemandes, c’est difficile de trouver du personnel qui maîtrise les deux langues. Par exemple, dans la brigade franco-allemande, une institution militaire, la langue de travail est l’anglais. Mais une véritable amitié ne se fonde pas seulement sur des niveaux linguistiques. Il faut aussi avoir de la compréhension pour la culture et l’histoire de l’autre. Voilà ce qu’apportent les cours de langues parce que des professeurs engagés enseignent beaucoup plus que du vocabulaire et de la grammaire.